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 Jean Carmet

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MessageSujet: Jean Carmet    Mar 21 Aoû 2012 - 21:44












Acteur français né le 25 juillet 1920 à Bourgueil. Très jeune, Jean
Carmet interrompt ses études et monte à Paris où il débute comme
figurant au Châtelet, puis à l'Opéra. Par la suite, il entre comme
régisseur stagiaire aux Mathurins chez Marcel Herrand. Parallèlement à
sa carrière théâtrale, il fait de la figuration au cinéma notamment dans LES ENFANTS DU PARADIS de Marcel Carné. Après avoir fait
partie de la troupe des "Branquignols" de Robert Dhéry, Jean Carmet se
partage entre de longues séries d'émissions à la radio, des disques avec
des monologues poétiques, et beaucoup de films et de courts métrages
notamment : ON DEMANDE UN BANDIT (1950), ROULONS (1951). Avec les années 1960 le personnage de Jean
Carmet se modifie. A la silhouette du gros garçon bonasse se substitue
un monsieur-tout-le-monde inquiétant ou cocasse, prélude aux grands
rôles de la maturité.

Il choisit avec soin ses films et ses
rôles et, surtout les équipiers avec qui il travaille. Il poursuit son
chemin avec ses amis Robert Dhéry, Yves Robert, Pierre Richard et Michel
Audiard mais il a aussi le plaisir de tourner les premiers films de
Joël Santoni, de Michel Berny et de Pascal Thomas. Les silhouettes qu'il
a pu rendre populaires au cinéma, au théâtre, à la radio disparaissent
pour faire place à des personnages plus complexes; ceux de LA RUPTURE de
Chabrol, ou de DUPONT LA JOIE de Boisset. " Je suis un acteur de composition,
obligé parfois de prendre des risques pour ne pas m'abandonner à la
mollesse. Peut-être que j'aurais pu faire une carrière apparemment plus
harmonieuse, mais je préfère mes risques. "(" Première " n°119).

Et
il est vrai que depuis son rôle de raciste et de violeur dans DUPONT LA
JOIE (Yves Boisset, 1974), Jean Carmet n'hésite plus à incarner des
personnages de plus en plus marginaux, grotesques souvent, odieux
parfois. Pitoyables aussi comme ce sergent Bosselet, dans LA VICTOIRE EN
CHANTANT, ou Baptiste Nozière, de père veule et lubrique de VIOLETTE
NOZIÈRE. En revanche, l'assassin de BUFFET FROID, le journaliste de LA
BANQUIÈRE ou le paysan de CANICULE, entre autres, sont des " méchants "
au sens strict, mais : "Dans le fond, pour véhiculer certains méchants,
ou pour les rendre plausibles à l'oeil, il faut peut-être déployer plus
de charme et d'humanité. " (" Première ", ibid).

Par contre les
rôles comiques sont de plus en plus rares -et complexes d'ailleurs, tel
le vétérinaire des FUGITIFS - alors qu'apparaissent d'émouvants
personnages d'amoureux, le François Dupuis d'IL Y A LONGTEMPS QUE JE
T'AIME, toujours épris de sa femme après vingt ans de mariage ou MISS
MONA, travesti ridicule que l'amour d'un homme transfigure. Depuis 1978,
J. Carmet a multiplié ses participations à des téléfilms : "La
stratégie du serpent " (Yves Boisset, 1979), " Trois morts à zéro"
(Jacques Renard, 1981), "L'été 36" (Yves Robert, 1986), " Les
étonnements d'un couple moderne " (Pierre Boutron, 1986), parmi
d'autres. Revenu sur les planches, en 1984, il joue au Théâtre de
l'Odéon, dans le " Ionesco " mis en scène par Planchon. Il a reçu le
César du second rôle masculin en 1983 pour LES MISERABLES de Robert
Hossein, et en 1992 pour MERCI LA VIE de Bertrand Blier. Jean Carmet est
décédé le 20 avril 1994 à Sèvres dans les Hauts de Seine.

Extrait : Un chien dans un jeu de quilles



Dernière édition par Chantal le Mar 21 Aoû 2012 - 21:46, édité 2 fois (Raison : suppression de center)
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